18 novembre 2015 - Urumqi - Chine

Kirghizistan, vidéo

Après la Pamir Highway, quelques milliers de mètres de dénivelé dans les mollets, une ou deux diarrhées, il faut l’avouer, je pensais en avoir finis avec les montagnes et les magnifiques paysages. Et bien non, le Kirghizistan était plein de surprise ! Reportage.

 

Arrivée à Osh avec Vincent (Hollande), Sarah & Scott (Australie), Ola & Stasiek & Pawel (Pologne). Nous rejoignent dans les jours qui suivent Barry & Richard (Angleterre), puis Robbie & Lucy (Angleterre), Leiset & Paul (Australie) mais encore Jonathan (Angleterre). Oui ça fait beaucoup d’anglais ! On se suivait tous plus ou moins au Tadjikistan et tout le monde s’était déjà plus ou moins rencontré. J’ai par exemple parlé avec Barry pour la première fois à Ankara en Turquie, c’était donc plutôt insolite de revoir un même visage quelques milliers de kilomètres plus loin !

 

Osh à donc été la ville du repos bien mérité où la nourriture était variée et l’eau en bouteille ! On a eu l’occasion de faire plusieurs repas en rassemblant des cyclistes de deux hostels différents, amenant le groupe à un nombre plus que respectable, environ 18.

 

Je dis au revoir à Vincent principalement avec qui j’ai voyagé plus de deux mois, il décide de rentrer à Amsterdam après environ 8000km, ça commence déjà à faire une bonne balade !

 

Il est temps de reprendre la route. Nous partons donc à 7 ! Je n’ai jamais roulé avec autant de monde, au début je pensais que ça allait être le gros bordel, au final, tout le monde s’entendait super bien, chacun cuisinait, préparait le petit dej. Nous avons décidé de rouler direction l’Est du pays afin de découvrir un peu les terres et non pas de suivre la route principale qui relie Osh à Bishkek, la capitale.

Les paysages

Autant dire de suite que le Kirghizistan n’a rien à envier au Tadjikistan question paysage, on en a prit plein la vue. Je dois même dire que par endroit, j’ai trouvé ça encore plus impressionnant.

 

Les jambes et les genoux se sont bien fait sentir car ça grimpait dur par endroit. La route est faite de lacets à n’en plus finir. Quand tu penses être en haut, une petite épingle arrive sournoisement, genre, « hop ! ahahah je suis là, grimpe encore ! »…

 

La vue n’en est que plus belle. J’ai vu la neige pour la première depuis le début du voyage, c’est la première fois que je pédale entourer de montagnes toutes blanches, c’est…spectaculaire !

La population

Rien à dire, très sympa dans l’ensemble. Assez curieux de voir des vélos débarquer dans leurs petits villages. On se sent un peu observé, des groupes se forment autours de nous par moment. Personne ne parle anglais, la communication se fait limitée.

 

Parfois c’est un peu étrange, pour ne citer que cette anecdote, on mangeait notre sandwich de midi avec Richard. On salut un jeune qui passait par là. Il nous salut en retour et vient dans notre direction. Impossible d’entamer une conversation, on lui fait juste comprendre qu’on voyage en vélo et que là, c’est la pause casse croute. Il va rester tout le temps du repas assis dans la fameuse position à « caca boson », fameuse en Asie centrale quand les gens attendent. Sans dire un mot, il nous regarde pendant plus d’une heure.

 

J’imagine donc que la curiosité l’anime et en même temps il ne vient pas vraiment nous parler ni même essaye de faire des gestes.

La nourriture

Rien de révolutionnaire sur ce plan, on reste dans l’Asie centrale à savoir des bouillons, nouilles, brochettes de viande. Il est en revanche possible de trouver de tout dans les grandes villes, cuisine italienne, burger, coffee shop…

L’alcool

Je me dois de faire un paragraphe sur la consommation d’alcool dans ce pays car c’est assez marquant. Les magasins, même les micros supérettes de village ont un rayon entier et très bien fournit de différentes vodkas et autres alcools. En regardant les prix de plus près, on s’aperçoit que la bouteille de 1L coûte environ 1euro…
Donc forcément c’est la fête du foie et les gens s’en prive pas, on sent l’empreinte russe toujours bien présente. A plusieurs reprises des gens nous ont demandé de leur payer une bouteille quand on faisait les courses. Il n’était pas rare de voir sortir quelqu’un d’un magasin avec une bouteille à la main et prendre la voiture, comme s’il était venu acheter sa baguette de pain. Bien souvent (trop souvent), après avoir serré une main et dit bonjour à un local, nous avions en retour un bonjour odorant à 40%. En conclusion, je pense que ce pays a un petit soucis avec la boisson !